simple website creator

Lemon Island

L’hésitation comme incarnation du conflit

« Trouver sur le plateau comment un corps peut crier et écrire un manque.


Dire tout ce que je n’ai pas pu dire et donner corps à l’autre pour te retrouver.


Sur la scène, des objets peut-être, une veste à paillettes, un micro couleur argentée comme la veste, un câble bleu qui relie le micro à un petit ampli, une plante, un miroir, des talons, des citrons.

Tous ces objets disposés dans l’espace en lumière, une scène intérieure.


Sur la scène, la présence d’un corps, une femme, qui évoluerait avec et entre ses objets. Mais aussi la voix, le larsen, l’odeur et le goût du citron, une sensation douce et amère.

Des moments d’immobilité, des moments où le corps peut s’emballer, le retour au calme.


Un mouvement continu et horizontal, les genoux mous, des gestes précis qui glissent dans l’espace. Un mouvement vertical, plus tendu, une violence contenue qui est prête à déborder dans un espace circulaire formé par le câble du micro. Un corps vivant qui répète sa perte et qui perd la tête. »


Laurence Maillot

« Hésiter c’est déjà faire un choix mais c’est un choix qui se cherche. L’hésitation est le lieu d’une recherche, d’un désir (donc d’une absence), d’une angoisse. Il projette devant lui la vraie possibilité à la rencontre du corps qui devra se mouvoir du choix, même si ne pas bouger est ce choix. Le corps hésitant même s’il ne bouge pas est mis en alerte, disponible pour l’action à venir, après que le nœud aura été tranché. Le sujet en tant que tel est déjà là dans l’hésitation. Dans l’action, le « moi » est projeté, c’est « moi » projetant. Dans le temps de l’hésitation, mes plusieurs « moi » possibles ne sont que des esquisses de moi. Quand j’hésite entre ces multiples moi, qui flottent devant moi, je me parais étranger à moi même. Dans l’hésitation je me fais : hésiter à faire, et ce faisant, se faire. (…) Dans l’hésitation, le corps ne bouge pas ou si peu mais il est mis en alerte disponible pour l’action à venir, après que le nœud aura été tranché »1



 1  Alain Boyer, « Le phénomène de l’hésitation selon Paul Ricoeur » revue philosophique de la France et de l’étranger2010/4 (Tome 35) p 479-494. DOI 10.3917/rphi.104.0479 

Lemon Island est un solo qui s’initie au sein de la « formation continue pour Chorégraphes » proposée par le CN D Pantin qui se déroule sur 9 mois de Janvier à Septembre 2018 pour laquelle Laurence Maillot a été sélectionnée. 


Proposition, chorégraphie, interprétation : Laurence Maillot

Regard extérieur, installation sonore : Jeremy Demesmaeker 


Production : Mali Kadi – Cie Dodescaden


Partenaires (en cours ):

• CnD Pantin,

• SCENE44 n+n Corsino

• Klap Maison pour la Danse – Marseille,

• Dans les Parages – La Zouze Cie C. Haleb – Marseille


Résidence de recherche :

• janvier - sept 2018 : CnD Pantin - Formation continue pour chorégraphe

• 7 -11 mai 2018 : Dans les parages – La Zouze - Cie Christophe Haleb – Marseille

• 28 mai – 1er Juin 2018 : Klap Maison pour la Danse – Marseille

Newsletter

Inscrivez vous à notre Newsletter