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Les Maitres Fous

Création le 14 octobre 2017 à la BNF François Mitterrand
Ce projet se développe dans le cadre du Centenaire Jean Rouch (2017-2018) en collaboration avec  la Fondation Jean Rouch (Paris).

"Les Maitres Fous est un rituel de possession contemporain.


2 danseurs et une comédienne vont tenter de laisser surgir leurs génies dans un espace au milieu des spectateurs.

Ils seront soutenu par un musicien performeur et suivi par une sentinelle.


Ici les anciens génies de la brousse sont remplacés par de nouvelles forces, celles du pouvoir contemporain, celles qui nous possèdent aujourd’hui, celles qui nous concernent : politique, médias, célébrités…


C’est un espace du désordre, un exutoire qui tente de récupérer du sens et de nouvelles forces.


Un cinéaste-anthropologue sera là pour capter cet instant. "

LA PRESSE :

"La compagnie Dodescaden propose un spectacle vivant d'une grande intensité dramaturgique... Ils éreintent le monde contemporain et ses conventions avec leurs corps et ses étranges postures, bousillent ses misérables cérémonies profanes déversés continument par flots d'images sur nos écrans. Va et vient vertigineux où le corps se montre dans toutes ses possibilités d’aliénations : politique, libidineuse, dans la banalité du quotidien.. Une gageure et une réussite qui marquera sans doute les célébrations autour du centenaire de Jean Rouch..." Marc Rochette - Revue Camera - juin 2017


"Expérience immersive du public géniale, au coeur d'un dispositif créatif où des performeurs s'engagent totalement et ouvertement sur des réflexions actuelles » GB


"Quand la Dodescaden cie s'empare de l'héritage de Jean Rouch, ça donne une performance unique dans laquelle chacun souffrira, rira, vivra." Ouvert aux publics / Laurent Bourbousson


"J'ai rarement vue une performance aussi riche, travaillé, saisissante et intéressante. » Lenka Bokova, BNF - Maison Jean Vilar

GÉNÉRIQUE

Plateau : 

    - interprètes  : Laurence Maillot, Nathalie Masseglia, Michaël Allibert,

    - Sentinelle : Jeremy Demesmaeker

    - Artiste sonore : Allister Sinclair

    - Cinéaste - Anthropologue   : Baptiste Buob

    - Régisseur dispositif filmique : Manuel Buttner

Conception : Jeremy Demesmaeker

Proposition : Cie Dodescaden - Jeremy Demesmaeker & Laurence Maillot

Lumière et construction scénographique : Raphaël Maulny

Durée : 1h20

Création le 14 octobre 2017 à la BNF François Mitterand - Paris


Dossier presse


Résidence :

-> Entre-Pont (Nice) Oct 2017

-> Le Theatre du Merlan (Marseille) déc 2017

-> Scene44. n + n Corsino (Marseille) Fev 2017

-> Montévidéo - Créations Contemporaines Avril et Juillet 2017

-> CDC Les Hivernales (Avignon) Oct 2017


Diffusion :

-> 23 février 2017 : Open Space Scene 44 n+n Corsino Marseille

-> 5 avril 2017 : Ciné-chantier du Lesc - CNRS - Université Paris Nanterre

-> 19 avril 2017 : Les Mercredis de Montévidéo - Marseille

-> 09 octobre : Avant première : CDC Hivernales  - Parcours de l’Art - Avignon

-> 14 octobre 2017 : BNF François Mitterrand – Paris

-> 10 novembre 2017 : Forum Jacques Prévert – Carros (06)

-> 29-30 novembre 2017 : LESC - CNRS - Université Paris Nanterre

Voir la page ACTUALITÉS



Production : Mali Kadi /// Coproduction : Ville de Valbonne, Scene44. n + n Corsino


Production : Mali Kadi – Cie Dodescaden Co production : Scene44. n+n Corsino ; Ville de Valbonne Partenaires : Fondation Jean Rouch, Centenaire Jean Rouch, LESC (Laboratoire de Sociologie et d’Ethnologie Comparative)- UMR 7186 à Paris-Nanterre, l’IDEMEC (Institut d’Ethnologie Méditerranéenne, Européenne et Comparative) – UMR 7307- AMU (Aix Marseille Université), le Centre Norbert Elias (UMR 8562-EHESS – CNRS) – Marseille, la Nouvelle Cinémathèque (CND), les Films de la Pléiade. Soutiens financiers : la Ville de Marseille, Le Conseil Général des Bouches du Rhône.  Accueil studio : l’Entre-Pont (06), Scene44. n+n Corsino, Montevideo – Créations Contemporaines – Atelier de Fabrique Artistique (Marseille), Le théâtre du Merlan, Le CDC les Hivernales, le Centre National de la Danse - Pantin - la Nouvelle Cinémathèque. 

Performance
La Cie Dodescaden propose avec Les Maitres Fous, une performance qui se déploie dans un espace commun avec les spectateurs et balisé d’écrans de projection. Le public est amené à se déplacer s’il veut voir et entendre. Trois interprètes, danseurs et comédiens, déroulent un processus rituel et performatif qui va leur permettre de laisser surgir leurs figures, leurs maitres fous, construits comme des agrégats monstrueux et outranciers qui caractérisent notre société. Leurs mêmes parcours « rituels » mais filmés à un temps autre, sont projetés sur les écrans pendant la performance. Les temporalités entre le vivant et l’image se confondent et se croisent et révèlent un processus performatif. Nous sommes à mi chemin entre le rituel du théâtre et le rituel traditionnel.
Rituels et actes de création partagent cette même fonction et une même nécessité qui tentent de redonner du sens au sein de la communauté qu’elle convoque, en proposant des manières différentes d’aborder le désordre de nos sociétés par la mise en place, comme disait Jean Rouch, « d’espace du délire » pensé comme des espaces de liberté et où le corps exulte. Le projet les Maitres Fous, fait donc peut être partie de ces « objets inquiétants » qu’il faut, toujours selon Jean Rouch, mettre en circulation, et que l’on s’approprie viscéralement par l’énergie des corps considérablement outrancière et vertigineuse qu’il développe, à l’image de notre société.  

Enjeux filmiques
Le documentaire Les Maitres Fous dont le projet s’inspire, est avant tout un regard posé par Jean Rouch qui accentuait l’engagement politique de la cérémonie des Haukas qu’il filmait. De cette manière, la caméra, par l’intermédiaire du cinéaste – anthropologue Baptiste Buob présent depuis les 1ères résidences comme ethnologue invité, et dans l’espace de la performance, devient elle même une figure plurielle agissante: celle de l’ethnologue qui effectue son travail de terrain, celle qui agit comme activateur d’états des figures et qui leur offre un point de focale commun (politique, médias..) ; celle qui crée possiblement un nouvel espace commun, dans la projection immédiate à la suite de la performance d’un extrait du film de ce qui vient d’être vécu, qui ramène ce qui n’a pu être vu, qui révèle notre rapport et la distance qui s’instaure face à l’image - public et interprètes deviennent spectateurs de ce qu’ils viennent de traverser. Elle introduit une relation entre les artistes et les spectateurs qui, filmés pendant l’action deviennent partie intégrante de l’oeuvre. « Temps vécu, temps restitué », traces, archives, trouble et double rapport à l’image sont autant de notions de réflexion soulevées.

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