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Dodescaden

Jeremy Demesmaeker & Laurence Maillot

« Si les gens sortent de mon film avec une idée en plus alors je considère que mon film est réussi » Ettore Scola

Hybride chorégraphique installé à Marseille, la compagnie Dodescaden est dirigée par Laurence Maillot & Jeremy Demesmaeker.

En 2013, ils reçoivent le prix de la Recherche aux Hivéroclites au Festival les Hivernales à Avignon et recoivent l'aide de la Région PACA et la Ville de Marseille, une aide à la Recherche pour la création alors en cours, Rues Intérieures 2014. Depuis lors, ils construisent leurs pièces sous l'angle de la transversalité.


Depuis Rues Intérieures (2014), Jeremy Demesmaeker & Laurence Maillot - Cie Dodescaden, affirment un processus de création transversal en conviant philosophes, anthropologues, sociologues, artiste, à venir réfléchir et questionner à la fois les thématiques de leurs pièces et leurs modes de d’écriture et de restitution qui s’articulent autour de cette question :


Dans quel état est le corps aujourd'hui et pour quelle société ?


Pour la création Les Maitres Fous, qui s’intègre dans l’événement « Centenaire Jean Rouch » porté par la fondation Jean Rouch, ils collaborent étroitement avec le LESC (Laboratoire de Sociologie et d’Ethnologie Comparative) - UMR 7186 à Paris-Nanterre, l’IDEMEC (Institut d’Ethnologie Méditerranéenne, Européenne et Comparative) – UMR 7307- AMU (Aix Marseille Université), le Centre Norbert Elias (UMR 8562-EHESS – CNRS) – Marseille.

De notre société contemporaine, nous questionnons le rapport au corps –première dimension de l’homme à être soumise aux transformations et aux violences d’aujourd’hui. Observer des états de corps symptomatiques nous offre d’aborder sous un angle nouveau les problématiques d’une époque caractérisée par une déshumanisation ordinaire et nous paraît être une des questions fondamentales d’une démarche de compagnie chorégraphique aujourd’hui.

De ce postulat, la cie DODESCADEN situe ce corps dans une forme hybride à la frontière entre danse et théâtre. Pour chaque nouvelle création, nous n'hésitons pas à convoquer d'autres médiums artistiques (musique/ espace sonore, arts plastiques) et d'autres partenaires de réflexion (anthropologue, philosophe, sociologue...) pour questionner, nourrir, à la fois la ou les thématiques choisies, le processus de création, nos habitudes et certitudes intellectuelles...

PROCESSUS DE RECHERCHE ET DE CRÉATION

Nous engageons donc un processus de recherche et de création qui nécessite plusieurs phases :

- une phase "documentaire" 

- une phase de recherche et d'expérimentation de matières dans ce qui fait "corps au plateau" ou comment des "idées/réflexions" peuvent devenir matières de plateau 

- une phase d'écriture et de création qui utilise comme vocabulaire les matières de recherche et, à partir d’improvisation, détermine les logiques scénographiques et chorégraphiques. 

ESPACE ET ÉCRITURE CHORÉGRAPHIQUE

Selon nous, l'espace chorégraphique reste un espace ouvert qui permet tous les possibles et toutes les expérimentations sans imposer de limite et de frontière (artistique, scénique, éthique..). Notre écriture chorégraphique se situe dans une logique de plateau. Gestuelle, corps, états ne trouvent leur justesse d'écriture qu'à partir du plateau et avec les interprètes et dirigés en rapport étroit avec les thématiques de la proposition. Le corps des interprètes danse parce qu'il est dans la bonne texture, dans le juste état, dans la bonne fluctuation, le bon appui, quand il trouve sa solution à partir des choix fondamentaux en rapport au propos, dans sa relation aux autres, mêlant organicité et imaginaire, et où il s'invente sa danse, ses parcours, ses nouveaux modes sur le plateau.

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