Laurence Maillot et Jeremy Demesmaeker

Compagnie Dodescaden

« Si les gens sortent de mon film avec une idée en plus alors je considère que mon film est réussi » Ettore Scola

Nous sommes Laurence Maillot et Jeremy Demesmaeker et nous nous partageons la direction artistique de la compagnie Dodescaden.

Au départ, nous nous sommes demandé ce que c'est que de monter une compagnie de danse aujourd'hui ?

Ce qui nous intéresse d'abord, c'est de voir comment les corps se transforment dans nos sociétés.

A partir de là, on a fait quatre créations : Rues Intérieures en 2014, Karoshi en 2016, les Maîtres Fous en 2017 et Lemon Island en 2019.

Pour chacune d'elles, on a eu des processus différents, d'abord parce que le sujet nous emmenait sur des dispositifs scéniques spécifiques, puis parce qu'on composait avec les artistes invités. 

Pour certaines pièces et selon le sujet, on convie des chercheurs (philosophes, sociologues, anthropologues) pour enrichir et confronter nos recherches. 


Notre recherche chorégraphique se manifeste souvent par des corps en état de dépassement, des corps grotesques, outranciers qui se construisent et évoluent dans des dispositifs scénographiques plastiques et sonores qui viennent les contraindre. Ces dispositifs se présentent dans l’espace frontal du théâtre comme dans des lieux autres partagés avec les spectateurs.

©Baptiste Buob

Laurence MAILLOT

En parallèle des créations comme danseuse et chorégraphe au sein de la compagnie Dodescaden depuis 2009, Laurence Maillot développe son travail autour des notions de Corps – Corporéité – Corporalité - Inconscient . Après une maitrise de biochimie, elle reprend ses études universitaires en section psychologie et suit aujourd'hui une formation en psychanalyse au sein de l’ « École de la cause Freudienne » à Marseille et un master en improvisation en danse. Associant pratique et pensée, et forte de rencontres déterminantes que sont Julie Stanzak (Pina Bausch), Julyen Hamilton (en composition instantanée), German Jauregui en partnering (danseur Wim Van De Keybus), Véronique Larcher (anatomie, analyse du mouvement, et danse contemporaine), Nathalie Pubelier (danse contemporaine), Laurence Maillot développe des outils autour de l’improvisation, de la construction corporelle et la composition chorégraphique. Aujourd'hui, un focus se fait autour de la question de l'improvisation et du rapport au présent.
Par ailleurs, elle a développé des ateliers chorégraphiques avec des groupes d’enfants, d’adolescents et d’adultes au sein desquels, elle explore ces techniques. La visibilité de ses ateliers lors des Rencontres de la Fédération Française de Danse donne régulièrement lieu à une reconnaissance de la part du jury (Mention spéciale pour la prise de risque en 2017, Médaille d’argent et prix spécial du jury en 2016, Médaille d’or et prix spécial du jury en 2015…)

©Kilian Denan

Jeremy DEMESMAEKER

A l'internat, je commence par apprendre le saxophone ténor et prends des cours de théâtre à partir de 13/14 ans et là on me fait écouter My favourite things de Coltrane et la même année, on me fait lire et jouer En attendant Godot de Beckett (l'année de sa mort), choc ! Ce seront les idoles ! Je découvre et commence le djembé vers 14 ans avec des sortes de hippies. Là je lis un bouquin de Henri Michaux dans une maison de berger : 2ème choc !  Je pars à Marseille en 2nde au lycée Marseilleveyre à l'internat pour faire un bac théâtre et rentre pour la première fois dans un théâtre pour voir "Qui a peur de Virginia Woolf". Pendant le lycée, je commence à accompagner des cours de danse africaine avec de vrais musiciens, j'essaye de jouer du Coltrane dans le bar la Pinède avec mon pote Guillaume Bireaud au piano et l'adjoint du proviseur me sort la nuit de l'internat pour aller écouter du jazz au Pèle Mèle à Marseille. toujours à 16ans, je monte un spectacle de rue avec Manu Buttner qui un échec commercial mais qu'on joue à Uzès. J'enregistre des bandes sonores avec mon pote Patrick Taliercio où on lit du Beckett et du Michaux et on écoute du Coltrane.  Après le bac, je réussis l'audition au Conservatoire de théâtre avec JP Raffaeli et je rencontre un contrebassiste guitariste qui décide de m'apprendre l'harmonie Jazz de Coltrane en mode "maitre-élève-japonais-il-faut-souffrir" et je commence à faire des concerts de Jazz avec lui. J'arrête le conservatoire de théâtre en dernière année pour ne faire que de la musique. J'entre au conservatoire en classe de Jazz de Marseille et je pars apprendre le djembe au Mali. Ensuite, je deviens petit à petit musicien pro et pars en tournée avec Karnavires, Watcha clan, Rona Hartner et d'autres de 1998 à 2012. J'arrange, compose et joue pendant 15 ans et accompagne la danse africaine, la danse jazz puis contemporaine chez Preljocaj pendant 6 ans. En 2004 je crée Dodescaden pour essayer de renouer avec le théâtre et tenter une rencontre avec la musique. Je crée une pièce avec 6 musiciens et le peintre Patrick Vallot. Le 1er janvier 2008, je commence sérieusement la danse avec Laurence Maillot (choc !) en parallèle de stages. On présente un duo en 2009. En 2012, j'arrête les groupes de musique et me consacre à l'espace chorégraphique avec Laurence Maillot. En 2013 jusqu'à 2015, je danse (-voltige) avec Magali Julien et Laurence Maillot (et je compose la bande son) pour Si Tu Me croises - Cie Post Scriptum. En 2013 on reçoit le prix de la recherche aux Hivernales d'Avignon. En 2014, on finit de créer Rues Intérieures, un duo, 1ère création de Dodescaden.

Nathalie Masseglia Dodescaden

Nathalie MASSEGLIA

A 19 ans, elle rentre dans la Cie Tête à Texte et joue Quai Ouest de Koltès, Les Plaideurs de Racine. Elle devient comédienne marionnettiste dans la Cie du Théâtre Chou (théâtre jeune public). Après l’obtention d’une maîtrise d’histoire, elle devient enseignante. C’est avec la Cie Vis Fabula qu’elle se professionnalise et joue dans Orgasme adulte échappé du zoo de Dario Fo et Franca Rame, Les Caprices de Marianne de Musset. Dans Le Temps et la Chambre de Botho Strauss, co-produite par le Théâtre National de Nice, elle interprète le rôle titre. Elle découvre la Cie de l’Arpette en participant à la mise en scène des Frères Allures. Et co-écrit avec Olivier Debos Rose et Bonbon. Depuis, l'histoire continue et ne s'arrête plus. Son personnage – MAZARINE – naît dans Nez pas gourmand qui veut et évolue dans Les Venteux.En 2008, elle met en scène Arlequin valet de l'amour, une création dans la pure tradition italienne du masque. Ne dit-on d’ailleurs pas que « le nez de clown est le plus petit masque »... Elle intègre Trucmuche Cie en 2009 pour le spectacle Le Bal des Perdus, Office du Tourisme. Elle participe aussi au décalé Téléglou (vignettes vidéo de Laurent Barcelo) et chante pour le groupe 309 et des Poufettes (album sorti en 2009 « La Blounite»).

©cieDodescaden

Baptiste BUOB

Baptiste Buob a été recruté au CNRS en 2010. Formé à la fois à l’anthropologie et au cinéma, il mène le plus souvent ses recherches caméra au poing et utilise le film comme mode de publication en parallèle de l’écrit. Par ses recherches et ses enseignements, il œuvre à la promotion d’une pleine intégration des usages de la caméra à l’enquête ethnographique. Accompagné de quatre films, l’ouvrage La dinanderie de Fès, version remaniée de son doctorat, est un exemple des possibilités d’une alliance de ces différents registres d’accès au savoir. Il utilise une approche comparable dans le cadre d’une enquête ethnofilmée sur les questions d’apprentissage et de transmission dans les métiers de la lutherie vosgienne.
Au Maroc, dans le prolongement de son doctorat sur les techniques artisanales, il s’intéresse actuellement au devenir immédiat des articles artisanaux par le biais de leur commercialisation. Il s’agit alors de questionner le processus de valorisation qui s’opère lors de la transaction commerciale et plus généralement de poser les bases d’une anthropologie de l’économie touristique. Dans un tout autre domaine, il débute une recherche sur les sports extrêmes et se propose d’effectuer l’ethnographie des pratiques de chute libre.
Associant réalisations audiovisuelles et écrits scientifiques, le travail de Baptiste Buob concerne tout autant l’étude de l’homme que les façons de le présenter par l’image.

©Baptiste Buob

Allister SINCLAIR

A 19 ans, elle rentre dans la Cie Tête à Texte et joue Quai Ouest de Koltès, Les Plaideurs de Racine. Elle devient comédienne marionnettiste dans la Cie du Théâtre Chou (théâtre jeune public). Après l’obtention d’une maîtrise d’histoire, elle devient enseignante. C’est avec la Cie Vis Fabula qu’elle se professionnalise et joue dans Orgasme adulte échappé du zoo de Dario Fo et Franca Rame, Les Caprices de Marianne de Musset. Dans Le Temps et la Chambre de Botho Strauss, co-produite par le Théâtre National de Nice, elle interprète le rôle titre. Elle découvre la Cie de l’Arpette en participant à la mise en scène des Frères Allures. Et co-écrit avec Olivier Debos Rose et Bonbon. Depuis, l'histoire continue et ne s'arrête plus. Son personnage – MAZARINE – naît dans Nez pas gourmand qui veut et évolue dans Les Venteux.En 2008, elle met en scène Arlequin valet de l'amour, une création dans la pure tradition italienne du masque. Ne dit-on d’ailleurs pas que « le nez de clown est le plus petit masque »... Elle intègre Trucmuche Cie en 2009 pour le spectacle Le Bal des Perdus, Office du Tourisme. Elle participe aussi au décalé Téléglou (vignettes vidéo de Laurent Barcelo) et chante pour le groupe 309 et des Poufettes (album sorti en 2009 « La Blounite»).

Michaël Allibert ©Remy Masseglia

Michaël ALLIBERT

D’abord formé en théâtre par Robert Condamin et Jacqueline Scalabrini (anciens élèves et compagnons de Jean Dasté), il aborde toutes les techniques du théâtre classique et contemporain, la danse vient plus tard, au départ, simplement pour améliorer sa conscience du corps. Il rencontre Marie-Christine Dal Farra avec qui il engagera un travail privilégié de plusieurs années. Il se lasse du théâtre, de ses codes, de son excès de discours et se consacre exclusivement à la danse en faisant de nombreux stages avec plusieurs chorégraphes puis une boucle est bouclée en rencontrant Jackie et Denis Taffanel avec lesquels il renouera avec la voix. En 2007, il crée son propre groupe, Trucmuche Compagnie et développe un travail transgenre de création contemporaine, entre danse, théâtre et masque. La compagnie est constituée de danseurs, de comédiens, de musiciens et cherche une articulation commune à ses différentes pratiques pour dire au plus juste, pour explorer « la bancalitude du monde ». Depuis 1999, il travaille pour plusieurs compagnies comme danseur, comédien, clown, manipulateur de marionnettes, assistant chorégraphe (Cie Les Rats Clandestins, Cie Reveïda, Cie Hanna R, Cie de L’Arpette, Divine Quincaillerie ou La Zouze – Cie Christophe Haleb) un peu partout en France et à l’étranger, jouant tout aussi bien dans des salles des fêtes, la rue ou des Centres Nationaux. Depuis 2011, il est artiste résident à L'L, lieu de recherche et d'accompagnement à la jeune création à Bruxelles. En 2012, la Sacd et le festival IN d’Avignon lui passe un commande dans le cadre des Sujets à Vif.

Technique : 

 

Manu BUTTNER

Régie générale et vidéo 


Raphaël Maulny

Régie générale et lumière


Clément GOGUILLOT

Création lumière, régie générale


Invités : 

Christophe Massot

Sociologue 


Matthias YOUCHENKO

Philosophe

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